Décès de Bernard FAINE
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Nous venons d'apprendre le décès de notre ami et conseiller municipal, Bernard FAINE. Il s’est toujours investi pour sa commune qu'il aimait tant, dans le conseil municipal à plusieurs reprises, au sein des commissions de la Communauté de Communes (notamment la commission urbanisme qui a eu la lourde charge de l'élaboration de notre Plan Local d'Urbanisme), dans le comité des fêtes, dans la confrérie de la charité, notamment. Bénévole dans l'âme, Bernard était une personne particulièrement serviable, toujours prêt à donner le coup de main et surtout une personne généreuse. Bernard, avec son fort caractère, laissera au fond de nous aussi l’image d’une personne déterminée et passionnée prête à tout pour défendre ses idées. Pour cette amitié et cet exemple de vie de dévouement et de courage; Merci Bernard.

Discours lu lors de ses obsèques le 24 novembre dernier

[…] C’est avec une profonde tristesse que nous nous retrouvons dans cette église autour de Bernard. Notre ami s’en est allé dimanche dernier. Il était entré dans notre équipe municipale en 2008, après avoir eu une première expérience de 1977 à 1989 ; puis en 2014, il avait souhaité continuer avec notre nouvelle équipe. A la fin du mandat précédent, et voyant sa santé progressivement s’altérer, je lui ai proposé d’intégrer cette nouvelle équipe, en effet, cela n’aurait pas été digne et correct de l’écarter.
Bernard « a fait l’Algérie », il était toujours fidèle aux cérémonies commémoratives avec les anciens combattants.
Toute en travaillant à sa ferme, Bernard a été employé pendant de nombreuses années à la dynamiterie Nobel jusqu’à sa fermeture. En 1989, il est entré au service technique de la commune jusqu’à sa limite d’âge autorisée par l’administration, 65 ans. Jusqu’en 2003, chacun peut se souvenir de Bernard arrosant les fleurs jusqu’à 22/23 heures durant les étés ; Les 35 heures, il ne les connaissait pas et ça, c’était une autre époque. C’était un acharné du travail.
Il aimait plus que tout, sa commune, son embellissement, son histoire et ses projets. Bernard était une mémoire vivante pour notre commune. Il s’est toujours investi pour sa commune, dans le conseil municipal, comme je l’évoquais mais aussi au sein de la Communauté de Communes, dans le comité des fêtes, dans la confrérie de la charité mais aussi dans l’association « des écarts ». Bénévolement, il conduisait cette petite Renault Estafette verte pour emmener les enfants résidants dans les hameaux éloignés du bourg aux écoles d’Ablon. Là encore son investissement bénévole était sans limite, toutes les causes étaient justes pour lui, et il avait un cœur d’or.
Bernard était, en effet, une personne particulièrement serviable, toujours prêt à donner le coup de main et surtout une personne généreuse ; bien souvent d’ailleurs ces deux qualités sont liées ; chez Bernard elles étaient tellement naturelles.
Bernard, avec son fort caractère, laissera au fond de nous aussi l’image d’une personne déterminée et passionnée prête à tout pour défendre ses idées. Dans ce domaine, il était droit et fidèle, et lorsque la majorité d’une assemblée n’obtenait pas son assentiment, on pouvait parfois l’entendre bougonner, avant de revenir à la charge à l’occasion suivante.
Il y a quelques jours nous avons inhumé notre Abbé Henri SALE. Bernard avait été très affecté par la disparition « de son Père curé », comme il l’appelait, et par son impossibilité de se joindre aux fidèles pour ses obsèques. Avant que l’Abbé SALE, affecté par sa vue, ne se retire de ses activités, il était toujours véhiculé par Bernard pour les offices, les mariages, les inhumations, les baptêmes. En les voyant arriver à l’église, affectueusement on pouvait entendre : voilà la « papamobile !». Aujourd’hui, chacun pourra s’étonner d’un tel rapprochement dans la mort. Peut-être que l’abbé SALE aura intercédé en sa faveur pour le préserver de souffrances supplémentaires ?
Des souffrances, voilà ce qui aujourd’hui l’envahissait au quotidien, ces derniers mois. Bien que ce fût un homme robuste, Bernard pouvait se plaindre des douleurs. En effet, comme beaucoup d’homme de sa génération, Bernard a négligé sa santé et surtout les conseils de ses médecins et infirmiers. Elise et son entourage patients, éprouvés et désarmés inévitablement, faisaient preuve d’empathie autant que possible, et cela, malgré l’encadrement et l’assistance de ses médecins, du personnel du SIAD, de l’ADMR, de l’hôpital de Lisieux, et surtout de l’écoute attentive de Vincent, son infirmier.
Maintenant, notre ami Bernard est à côté de ses proches disparus, il nous regarde certainement, lui qui était discret et humble, il doit encore bougonner, mais Bernard on ne pouvait pas vous laissez partir comme ça.
Pour cette amitié fidèle et cet exemple de vie de dévouement et de courage que vous nous laissez, Merci Bernard. […]


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Ajouté le 21/11/2016